Retrouver la source, puis la version.
Une association reçoit un fichier de 12 000 fiches de donateurs. Une même personne peut avoir plusieurs fiches. Après avoir retiré les fiches inutilisables et les doublons, il reste 11 460 personnes distinctes. Le texte de la campagne doit reprendre ce nombre, et expliquer ce qu’il compte.
Reliez le texte à sa source et identifiez les versions concernées par une mise à jour. La pièce ci-dessous reconstitue cette trace pour la relecture de l’équipe.
Note de préparation
Un chiffre, deux versions.
Pour une campagne associative, l’équipe compare le fichier reçu, le rapport de préparation et le brouillon. Un même chiffre change de sens selon ce qu’il compte.
La source mise à jour
Rapport de préparation, version 2 · 4 septembre 2026
Le fichier reçu contient 12 000 fiches de donateurs. Après retrait de 300 fiches inutilisables et de 240 doublons, il reste 11 460 personnes distinctes.
Le passage distingue le volume reçu du nombre de contacts après préparation.
Le brouillon à reprendre
Note interne · version 1, non approuvée
La base compte 12 000 contacts distincts.
Cette phrase compte deux fois les personnes qui ont plusieurs fiches dans le fichier.
La demande de relecture
Responsable de campagne
Reprendre le total de contacts distincts du rapport. Ne pas les présenter comme des personnes autorisées à recevoir un message.
Les permissions et les critères de campagne font l’objet d’un examen séparé.
La version approuvée
Note interne · version 2
Les 12 000 fiches de donateurs ont été vérifiées : 11 460 personnes distinctes restent dans le fichier.
La note interne conserve le nombre retenu par l’équipe. Le choix des destinataires se traite dans une autre étape.
La source, la correction et la décision restent réunies dans le dossier.
Les données précèdent le message.
Avant de préparer un courriel, vérifiez à qui vous pouvez l’envoyer. Une personne peut avoir une adresse valide et avoir demandé à ne plus recevoir de messages. Pour rédiger une page web ouverte à tous, un fichier de contacts est inutile : les documents du projet suffisent.
| Fiches de donateurs reçues | 12 000 |
|---|---|
| Fiches inutilisables retirées | 300 |
| Doublons retirés après validation | 240 |
| Contacts distincts conservés | 11 460 |
| Refus de contact, adresses inutilisables ou autorisations à vérifier | 1 020 |
| Contacts dont on peut examiner les dons passés | 10 440 |
| Anciens donateurs concernés par cette campagne | 1 842 |
| Mises en pause dans ce groupe | 412 |
| Contacts restant à relire | 1 430 |
Dans cet exemple, les mises en pause suivent une règle interne : au moins trois sollicitations connues sur 21 jours. Ce nombre ne constitue pas un seuil légal. Les vues consacrées aux adhésions ou aux autres campagnes ne s’additionnent pas automatiquement à ces totaux.
Un export approuvé reste un fichier confié à un autre outil. Le téléchargement ne permet pas de révoquer les copies déjà remises ni de contrôler un envoi réalisé directement ailleurs.
Une image fait aussi partie du message.
Le choix d’un visuel mérite la même relecture qu’un texte. Une illustration rend visibles des gestes, des liens et une intention. Sa légende explique ce qu’elle représente, sans lui attribuer un événement ou un résultat qu’elle ne documente pas.


Dans une campagne de collecte, l’équipe choisit ce qu’elle souhaite rendre visible : une situation, une action, un résultat établi. Elle vérifie les droits d’utilisation et la justesse de la légende. Le dossier réunit l’image, sa provenance et les points à relire ; les personnes qui publient restent responsables de leur choix.
Le travail institutionnel a son propre cadre.
Une note de recherche, un dossier législatif ou une communication publique générale demandent des sources datées, des responsabilités claires et des relectures. Le dossier de campagne réunit ces éléments autour des textes à préparer.
Réunissez dans le dossier les informations publiques dont la réutilisation est autorisée et les documents apportés par l’organisation. Le caractère public d’une information ne dispense pas d’examiner les conditions de son traitement.
Ces usages ne consistent pas à deviner les opinions des personnes ni à leur adresser des messages politiques fondés sur leurs caractéristiques personnelles. Ces limites s’appliquent au dossier lui-même, qu’il soit porté par un parti, une association, une marque ou une agence.

Des preuves pour examiner la valeur.
Une exigence inscrite dans une page ne suffit pas. Une décision vérifiable associe une version précise, ses sources, la personne qui la relit et son accord. Les permissions et les conditions de traitement font partie du même dossier de responsabilité.
Le temps de préparation, les erreurs rencontrées et la qualité des retours donnent des éléments pour examiner le travail. Un résultat publiable indique sa source, sa période d’observation, ses limites et l’autorisation de le présenter.
Les besoins se précisent à partir du travail de l’organisation : ce qu’elle prépare, avec qui, dans quels outils et à quel endroit la coordination devient difficile. Cette discussion donne une base concrète pour définir les responsabilités, l’accompagnement et le budget.
Revenir au fonctionnement de Résonance